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Ma muse se débat faiblement ces temps-çi, et j’ai profité du Meme Awesome d’azalee_calypso pour écrire quelques courts drabbles en réponse à des prompts (et reçu en retour quelques belles réponses à des prompts que j’avais déposés ♥ .
Pour ceux que ça tente, il y a aussi encore un arbre a drabble en cours chez drakys.

Accidental Hug - Chuck - Chuck et Casey - PG

"Bartowski, plus vite !"
Chuck n'hésite pas un instant. Quand Casey aboie un ordre sur ce genre de ton alors que vous étes poursuivi par une bande de sbire armés en ayant après votre peau, vous obtempérez sans réfléchir. Les questions viennent après.
Toutefois, il ne peut en l’occurrence pas aller plus vite : son sprint désespéré dans le couloir vers la pile de caisses où est embusqué Casey tire sur ses dernières ressources. Seule la crainte de ce que les sbires en question comptent faire exactement avec les bombonnes de gaz qu'ils transportent lui donne la force de continuer.
A l'instant où il arrive à son niveau Casey fait feu une fois, deux fois, et s'il lui était resté de l’air Chuck aurait protesté qu'il a presque senti les balles le frôler. Mais il n'a pas le temps : dans son dos fleurit le souffle brûlant d'une explosion, la détonation d'abord, puis presque immédiatement la chaleur, trop près bien trop- et ensuite du bruit blanc, la sensation d'un bras autour de la taille, le contact froid du sol contre sa joue.
Quand il rouvre les yeux, ses oreilles tintent, sa tête est mussée contre le tissu rugueux d'un gilet pare-balles et la prise implacable de deux bras serrés autours de lui l'immobilise.
"Casey ?" demande-t-il, "Casey ?"
Il se débat un peu et la prise se relâche, suffisamment pour qu'il puisse reculer de quelques centimètres, suffisamment pour qu'il puisse voir le visage de Casey près du sien. L'agent de la NSA dit quelque chose, expression pressante, mais Chuck n'entend rien, ou peut-être qu'il entend trop, et il secoue négativement la tête, provoquant une vague de migraine qui lui donne envie de reposer sa tête exactement où elle était. Mais Casey n'est pas si facilement découragé et il dégage une de ses mains, celle qui tenait Chuck par la taille, et la porte à son oreille, la ramène tachée de suie et sang.
Ho.


Ouïe-dire - One Piece - Sanji et Zorro - PG

Sanji est de dos à l'autre bout du bar, mais le rouge soudain à ses oreilles est preuve bien suffisante qu'il a entendu.
Zorro ne regarde pas dans sa direction, vide sa bouteille cul sec avant de poursuivre sa discussion, accoudé au comptoir du bar en compagnie d'une bande de mercenaires qu'il n'avait pas vu depuis des lustres. Dieu sait comment la conversation a dérivé sur leurs meilleurs équipiers.


Titres de noblesse - Avengers - Steve et Tony - PG

Ils partent d'un très mauvais pied, insultes voilées et mises en doute de leurs compétences respectives.
Tony est un homme adulte, et il est bien décidé à ne pas se laisser éblouir par l'aura - très manifestement imméritée - qui entoure la personne du Capitaine Rogers.
Capitaine America... son cul oui. Propagande et rêves d'enfants posé sur un piédestal de cendre, plutôt. Steve Rogers n'est qu'un homme - et une brute hautaine qui plus est - et Tony met à point d'honneur à ne pas l'appeler par son titre d’icône, à lui donner du Capitaine Rogers à l'envie, toujours trempé dans une dose mordante d'acidité.
En retour il est Mr Stark, ce qui ne devrait pas être un problème parce que c'est exactement ce qu'il est, et qu'il n'a pas besoin d'être Iron Man pour compter, être un homme puissant dont le nom seul suffit pour lui ouvrir bien des portes, pour allumer une étincelle de reconnaissance - à défaut de respect - dans les yeux de ses interlocuteurs... Sauf que pour Rogers, Mr Stark était son père, et qu'il a été très clair sur ce qu'il pensait de Tony en comparaison.
La rage froide et butée que cela provoque en lui n'est pas une surprise. Ce qui l'est, c'est le désir d'entendre Capitaine America l'appeler par son prénom.


Pleine lune - Mercy Thompson - Warren et Kyle - PG

Les nuits de pleine lune appartiennent à la meute.
Warren quitte la maison tôt, alors que le ciel n'a pas encore commencé à se teinter de violine et à présent qu'il sait, Kyle peut voir ce que par le passé il avait pris pour des signes de mauvaise humeur ou de préoccupation, le loup à fleur de peau, la possessivité dominante avec laquelle son amant l'attire à lui et l'embrasse.
Les nuits de pleine lune appartiennent à la meute, mais Kyle sait que le matin venu c'est à lui que reviendra Warren.


Je t’aurais suivi - Sherlock - John - M (post-Reichenbach)

John l'a soupçonné dès la première nuit, il y a si longtemps à présent, quand il s'est laissé entrainer par cet homme qu'il connaissait à peine sur une scène de crime, dans une folle course-poursuite à travers les rues de Londres, qu'il l'a suivi dans l'obscurité et tué un homme pour lui.
Ça n'a fait que se confirmer depuis : peu importe où Sherlock va, John le suit. A travers la ville, dans les morgues, au travers des bas-fonds les plus miteux et dans les palais les plus inaccessibles. Au sein d’installations militaires top-secrètes ; vers la prison même, si c'est là que mène leur chemin, vers l'illégalité et le danger, sa main dans la sienne, le souffle court et le coeur battant, et il aurait suffit d'un mot, un seul, et John l'aurait suivi plus loin encore.
Mais Sherlock à lâché sa main et il n'a plus de direction, plus d'élan. Là où Sherlock est à présent, John ne peut se permettre de le suivre.
Mais ça ne l’empêche pas d'y penser, tard le soir, dans la solitude de l'appartement dépeuplé, contre sa paume le poids familier de son revolver.


Lignes de faille - Sherlock BBC - Moriarty/Irene - PG

Elle les cherché, bien entendu, en le rencontrant. C'est son métier après tout, ce en quoi elle excelle : voir les lignes de failles, le point de rupture que ses interlocuteurs désirent inconsciemment, ou plus exactement ce dont ils ont besoin pour l’atteindre, que ce soit le jeu qui le précède, que ce soit la perte de contrôle elle-même, le soulagement de se laisser aller, de n'avoir plus à être responsable...
Elle pensait connaitre les hommes comme Moriarty, leur vision du monde, leur ubris et leur folie, leur désir si facilement déconstruit pour quelque chose qui leur échappe, tous ces puissants qui croient posséder pouvoir, responsabilité, et en fait en sont les proies...
Les failles qu'elles a trouvé chez Moriarty sont aussi nombreuses que terribles, et elle a cru, bêtement, stupidement qu'elle pouvait les utiliser, qu'elles lui donnaient suffisamment de pouvoir pour entrer dans son jeu, dans le jeu qu’il joue avec Sherlock, et espérer en sortir indemne.
Elle aurait dû le réaliser plus tôt, quand il était encore temps. Trop tard maintenant. Certains hommes veulent simplement voir le monde brûler.
 

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