jainas: (concise writer)
[personal profile] jainas

L'arbre à drabble d'Alakenos est terminé, et à ma grande surprise j'ai été méga prolifique, avec pas moins de 16 drabbles dans 7 fandoms, même si je n'ai finalement pas trouvé l'inspiration sur Rogue One. Par contre le fil de drabbles Sherlock ^pourrait tout à fait devenir un one-shot je pense...
Mama mia ! :D

Et je nierai en bloc si quelqu'un prétend que mes obsessions irl du moment ont influencées certains drabbles. Je ne vois vraiment pas ce que le semi-marathon vient faire là dedans ! o:)
Oh, et une dernière chose : je me suis rendu compte que je n'avais archivé nul part certains drabbles solitaires datant d'arbres antérieurs, donc je profite de l'occasion pour les reposter.


Yuri on Ice

Premiers pas - Yuri, ses parents
Pas à pas, les jambes flageolantes de Yuuri s'affermissent et, cramponné à la main de son père, il parvient finalement à effectuer son premier mouvement de glisse, plutôt que l'imitation impraticable de la marche qu'il tentait jusque-là.
" Maman, regarde !"
Au bout de quelques minutes il s'est assez enhardi pour lâcher la moufle paternelle et tenter la première performance solo... qui se termine bien vite à plat sur la glace de l'Ice Castle d'Hasetsu. Seule la promesse d’un katsudon au dîner est suffisante pour sécher ses larmes et le convaincre de réessayer.
Il l’ignore encore, mais une vocation est née.

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Stay Close To me - Viktor/Yuri
"Ensemble ?"
Viktor mordille sa lèvre inférieure, et face à lui Yuuri s'empourpre, en commençant par les oreilles puis en continuant par ses joues, mais il rassemble son courage et poursuit :
" Pour le gala, oui. Je voulais patiner ton programme Stay Close To me... et je me demandais... Accepterais-tu de le danser avec moi ?
Viktor a rarement été aussi heureux, et les mots lui manque un instant pour répondre... silence qui pousse Yuuri à argumenter avec une pointe de panique embarrassée dans la voix.
- C'est le programme qui nous as rassemblé, et le danser seul serait simplement un hommage, mais tous les deux... Mon programme libre symbolise mon évolution en tant que patineur, mais finir la saison avec toi, sur la glace, ça symboliserait à quel point..."
Viktor n'a vraiment pas d'autre choix que de l'embrasser.

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Star Wars : the force Awaken (prequel)

Séduction - Ben Organa, leader Snoke
« Son successeur ? Mon grand-père était un Sith…
- Et l’on t’a raconté beaucoup de mensonge à son sujet, jeune Ben. Ton grand-père avait une puissance que ni l’Empereur, ni même ton oncle ne pouvaient imaginer. C’est plus confortable de le réduire à quelque chose de facilement définissable, de simplifier et d’effacer son histoire véritable. Tu es comme lui je pense. Différent, et avec le même pouvoir potentiel…
- Oncle Luke dit que je devrais méditer plus. Je le déçois, je crois.
- Tu l’effraies. Il voit la grandeur en toi, le pouvoir de la Force, et il ne tente que de l’étouffer. C’est ce qui se passera si tu continues ton entrainement avec lui. Tu pourrais être plus, Ben, bien plus. »

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Person of Interest


Interstice - Harold, (John) - Spoilers fin de S5
Lumière soudaine dans l’obscurité de la chambre, le téléphone posé sur la table de chevet s’illumine, avant de commencer à vibrer. C’est la Machine, encore.
Mais le portable est en silencieux, et Harold a jeté son oreillette au loin en franchissant le seuil, un nombre indéterminé d’heures auparavant. Il n’a pas bougé depuis.
Si Bear avait été là, il se serait depuis longtemps inquiété de l’immobilité de son maître, aurait grimpé le rejoindre sur le lit malgré l’interdiction, geint et léché sa main, aurait gratté à la porte. Mais Harold a laissé Bear entre les mains de Sameen. La Machine appelle, et il ne répond pas.

Jamais il n’a ressenti cela.
Harold ne veut pas entendre la Machine lui parler avec la voix numérisée de Root. Il ne veut pas se plonger dans le code, il ne peut pas s’intéresser à des étrangers en danger. La perspective du moindre mouvement est insurmontable.
Après la mort de Nathan, après sa blessure, c’est le devoir qui l’avait gardé en mouvement, comme un fil invisible crocheté au plus profond de son être. Mais à présent le fil est coupé. Son esprit tourne à vide.
Le temps passe.
L’aube grise filtre au travers des stores vénitiens, remonte le long du mur. Le téléphone sonne occasionnellement.
Ca aurait du être lui.

Ca aurait du être lui. Tout était planifié pour que ce soit lui, mais c’était compter sans John. Sans sa loyauté, sans sa dévotion entêtée.
John.
John qui avait prévu depuis longtemps cette issue, qui a déjoué ses plans soigneusement mis en place, qui a suborné la Machine.
John, qui a sciemment et délibérément donné sa vie afin de s’assurer qu’Harold survive. Qui n’a jamais cessé un instant de penser qu’il était une arme, qu’il ne pouvait rien être d’autre, et qui pourtant avait au fil du temps parvenu à franchir une à une toutes les barrières d’Harold pour devenir son ami.

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Saga Vorkosigan

Cicatrice - Oliver Jole/(Aral), Cordélia/(Aral)
Spoiler Gentleman Jole and the red Queen

Assez de temps s'est à présent écoulé pour que l'absence d'Aral ne soit plus un vide béant, mais Jole sait que la cicatrice n'en sera pas moins toujours là en lui.
Pendant longtemps son deuil n'a pu être que la fiction officielle des regrets d'un soldat pour son ancien commandant, d'un ami pour un autre, tout au plus. Le Viçe-roi Vorkosigan est mort, et si l'Amiral Jole a porté officiellement son deuil, nul n'a pu être témoin de la manière dont Oliver a pleuré l'homme qui a été son amant durant plus de vingt ans. Il envie parfois Cordélia de pouvoir porter sa propre perte si ouvertement, mais plus souvent encore il est réconforté par le fait qu'elle sache, qu'elle comprenne. Que sa cicatrice soit le miroir de la sienne.
Il la connaît depuis longtemps, l'admire depuis plus encore, mais c'est finalement ce tissu cicatriciel partagé qui les rejoint, les rapproche.
Cela, et le futur qui se dessine, qu'ils vont construire ensemble.

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Hannibal

Regarder sa peur - Alana - S3
Regarder sa peur sans ciller est un art dans lequel Alana est passé maîtresse. Il est étrange de faire face à Hannibal et de réconcilier le monstre, le prédateur avec l'homme qui a été son mentor, son amant. Étrange de savoir avec une certitude inébranlable que sans la vitre renforcée entre eux deux, il l'exécuterait sans état d'âme...
Alana sait qu'elle a changé, qu'elle n'est plus la femme qui a choisi d'être brave plutôt qu'aveugle et qui en a payé le prix... Qui le paye toujours, car elle ne fait confiance à personne d'autre pour s'assurer qu'Hannibal reste sous clé. Si devoir affronter la certitude de sa mort dans le regard calme d'Hannibal est le seul moyen de repousser l'échéance, alors elle est prête à côtoyer sa peur, consciente que la proximité ne l'émoussera jamais tout à fait.

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Curiosité - Will/Hannibal - Post S3
Digne et obsédé de contrôle comme il est, Will aurait pu se douter qu'Hannibal ferait un patient exécrable.
Difficile d'être digne, bouillant de fièvre, affublé d'un jogging vert sapin volé à un mort et contraint de laisser l'homme que vous avez torturé et fait souffrir désinfecter votre blessure par balle au ventre. Difficile de garder le contrôle, quand vos jambes ne vous portent plus et que le même doit vous soutenir jusqu'aux toilettes, vous aider à vous asseoir et vous en relever.
Cela, ou peut-être tout ce qui a précédé entre eux, fait sauter une à une les coutures du costume à taille humaine. Leurs échanges se font plus mordants, et Will ne résiste pas à la satisfaction d'aiguillonner encore le fauve blessé, de désintégrer un peu plus la façade policée.

Jamais ils n’avaient passé tant de temps ensemble, à vivre ainsi côte à côte. Malgré leurs plaies encore suintantes, malgré les restes de rancoeur, le poids du passé, malgré la tension qui empoisse parfois la pièce, Will se sent parfaitement ancré, parfaitement lui-même.
Ca ne devrait pas être aussi naturel, aussi facile, et d’une certaine manière il déteste cette facilité. Il devrait être en colère, il devrait regretter… Mais colère et regrets ont été drainés. Ecoulés avec le sang du Dragon, dilué dans les eaux grises de l’Atlantique. Il ne reste que la curiosité, face à ce nouvel Hannibal qui se révèle progressivement à lui, et Will ne retient pas le fil tranchant de sa langue, égratigne et provoque.
Juste pour voir comment Hannibal va réagir.

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Sherlock

Kidfic - John, Sherlock, Rosie - Spoilers S4
" Ca m'arrangerait vraiment que tu viennes...
- Je n'écoutais pas. Quoi ?
- Les bébés nageurs, Sherlock. Mme Hudson a un rhume, et Molly travaille tard ce soir. C'est galère d'y aller tout seul avec Rosie et ce serait cool que tu me donnes un coup de main.
- ..."
John ne dit rien sur l'aversion de Sherlock envers les piscines, ni le fait que sa propre expérience récente dans le fond d'un puit lui donne parfois des sueurs froides. Il a d'autres flèches à son arc avant d'en arriver là.
" Si Rosie veut être un pirate plus tard, il faut qu'elle sache nager. C'est ta responsabilité en tant que parrain."
Sherlock ouvre la bouche pour déverser un flot de protestations cinglantes, croise le regard de John, la referme. Prend l'air buté.
" Bon. D'accord."

Bien calée dans les bras de son parrain, Rosie gargouille et se tortille avec des bruits de joie aiguës à la perspective d'aller dans l'eau. Au moins elle s'amuse, songe John avec attendrissement en déposant les sacs et serviettes sur le bord de la piscine.
Du coin de l'oeil, il peut voir le regard de Sherlock passer sur le groupe de mamans armées de leurs progénitures, déduisant probablement une montagne d'infos des maillots de bain, coiffures, degrés d'épilation et tout un tas d'autres détails qu'il est incapable de percevoir. Il y a bien quelques papas en renfort, mais lui et Sherlock étaient les deux seuls avec un bébé dans les vestiaires pour homme.
La perspective d'affronter les questions sur l'absence de Mary a failli lui faire renoncer complètement à venir, après presque deux mois d'absence. Mais au moins Sherlock est là. Et il n'a encore insulté personne !


Faire acte de présence aux bébés nageurs est à peu près aussi horrible que ce à quoi s'attendait Sherlock. Il a été obligé de s'acheter un maillot de bain, et d'affronter le bouillon de germes plébéien que constitue la piscine. Et il n'est même pas envisageable de se droguer pour supporter l'épreuve ! (John a rendu exttrèèèèmenment clair que toute forme de drogue autour de Rosie était une infraction rédhibitoire).
John d'ailleurs, est tendu comme un arc et affiche l'expression qu'il réserve d'habitude aux fois où quelqu'un tente de le tuer. En même temps, à bien y réfléchir, la dernière fois qu'il était dans l'eau, c'est parce que Eurus a essayé de le noyer. C'est bien John, tient, d'affronter ses peurs bille en tête… Les bras de Sherlock se referment instinctivement un peu plus sur Rosie, au souvenir des os de Victor tirés du puits.
Quelle tannée, tous ces sentiments.

L'avis que Sherlock sur les bébés est aussi fermement arrêté que ses connaissances sur le sujet sont minimes : de petites créature bruyantes et sales, pas bonne à grand chose d'autre qu'a faire le malheur de leurs parents (bien que par un ressort évolutif incompréhensible ces derniers en soient fous), qui grandiront pour devenir des humains médiocres et prévisibles. Inutile de dire que son intérêt pour la marmaille est hautement limitée, sauf quand par chance ladite marmaille est en mesure de fournir un indice pour un crime.
Cela, toutefois, était avant Rosemary Watson.

Bon, déjà Rosie est le bébé de John, ce qui la rend 100% plus intéressante que le reste de bébés de la création, même si elle ne fait que pleurer, manger, dormir et faire caca. Sherlock a un temps caressé le vain espoir qu'elle n'empièterait pas trop sur le temps que John pouvait lui dédier à lui et aux enquêtes, mais il a vite dû se rendre à l'évidence que même avec la présence de Mary, les choses ne seraient plus comme avant.
Contrairement à ce que certaines mauvaises langues peuvent dire, Sherlock n'est pas puéril, ou du moins pas suffisamment pour en vouloir à sa filleule de lui voler son meilleur ami. Et il n'est pas aveugle au geste de confiance que cela représente, d'être parrain de ce que John a de plus précieux.

La conquête de Sherlock Holmes par Rosie Watson est une campagne au long cours, dont la première salve est lancée le jour où après quatre heures de babysitting (sous la supervision de Mme Hudson pour le repas) et trois heures de pleurs quasi non stop, elle finit par s’endormir sur les genoux de Sherlock, au son du violon. Trouvaille faite, il s'avère que quelque soit le morceau joué, le violon est une technique presque infaillible de sécher ses larmes, à défaut de l’endormir.
Malgré cette première preuve de bon goût qui fait office de tête-de-pont (et dont Sherlock fait ses gorges-chaudes dès qu’on lui en laisse l’occasion), Rosie poursuit son oeuvre à coup de sourires baveux, puis en apprenant à suivre les gens des yeux, en insistant pour attraper la loupe dès que possible, et marque un grand coup le jour où elle lance sa purée d’épinard sur le costume trois-pièce de Mycroft.

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DCU/ Batman

Le marathon

Façade policée bien en place malgré son cache-oreille de course orange fluo, Bruce adresse un grand sourire au reporter.
“Oh, vous savez Wayne Entreprise prend la santé et le bien-être de ses employés très au sérieux et sponsorise l’inscription de ceux qui souhaitent participer au Marathon de Gotham. Tim a décidé de participer, et après ça la situation a pris un tour plus… compétitif.”
(Derrière lui la caméra zoom sur la fratrie Wayne, en tenues de course bariolées avec beaucoup de fluo et le softshell marqué du W familier, même Damian qui a dû se rabattre sur un S femme et est présentement en train de vociférer qu’il a peut-être de plus petites jambes, mais que tu vas voir Drake, mon endurance va t’écraser !)
“Je ne pouvais que relever le défi, et prouver que je ne suis pas encore tout à fait un vieux crouton”, fini Bruce.

...

« On fait parfois le double de la distance en une nuit, ça n’apporterait strictement rien de plus.
- A part un projet commun et le plaisir de la compétition tu veux dire ? questionne Dick avec un sourire taquin. Ce n’est pas toi qui disais qu’il faut se fixer des objectifs ?
- Je parlais de l’entraînement. Et c’est risqué d’attirer l’attention sur nous.
- On ne parle pas de finir le marathon en moins de trois heures, ce n’est pas exactement le même rythme qu’une nuit de patrouille tu sais… notre participation n’aurait absolument rien d’exceptionnel…
La tentative d’aiguillonner la fierté d’athlète de Bruce fait long feu, mais Tim dévoile l’arme nucléaire.
- Alfred a dit qu’il adorerait le courir avec nous. »

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