Un meme cool...
Sep. 17th, 2009 12:34 pmPiqué sans vergogne à [Bad username or unknown identity: shakeskp : ]
Ask me about a pairing I have written (or haven't and you think I should write) and I will give you five facts about them or a ficlet or a song that is CLEARLY THEIR SONG or what they order from the Chinese place down the street, etc etc
Dans la langue de Molière ça donne : Donnez-moi un couple que j'ai déjà écrit (ou pas, mais vous pensez que je devrais) et je vous dirai cinq choses à leur propos ou écrirai une ficlette ou citerai une chanson QUI EST DE TOUTE EVIDENCE LA LEUR ou ce qu'ils commandent au chinois d'en bas etc. ...
EDIT : et si vous n'aimez pas les pairings vous pouvez aussi demander pour des personnages qui sont justes amis, ou dans la même famille... ça marche aussi. :)
(tous les fandoms que vous voulez, si je connais pas je ferai signe :p)
Ask me about a pairing I have written (or haven't and you think I should write) and I will give you five facts about them or a ficlet or a song that is CLEARLY THEIR SONG or what they order from the Chinese place down the street, etc etc
Dans la langue de Molière ça donne : Donnez-moi un couple que j'ai déjà écrit (ou pas, mais vous pensez que je devrais) et je vous dirai cinq choses à leur propos ou écrirai une ficlette ou citerai une chanson QUI EST DE TOUTE EVIDENCE LA LEUR ou ce qu'ils commandent au chinois d'en bas etc. ...
EDIT : et si vous n'aimez pas les pairings vous pouvez aussi demander pour des personnages qui sont justes amis, ou dans la même famille... ça marche aussi. :)
(tous les fandoms que vous voulez, si je connais pas je ferai signe :p)
no subject
Date: 2009-09-17 12:24 pm (UTC)Hum... Bruce/Dick (je ne sais plus si tu en as écrit mais tu es fan, indubitablement).
no subject
Date: 2009-09-17 06:41 pm (UTC)(A l'aide ! J'ai encore fait de l'angt ! Je voulais pas, je jure... D: )
1. Dick est parfaitement conscient que le fait que non seulement Bruce soit son pÚre adoptif, mais aussi -et surtout- qu'il l'ai vu grandir depuis qu'il a douze ans, rend la situation problématique. "Problématique" est un mot adapté, parce que sinon il aurait le choix entre "carrément tordu" et " sérieusement incestueux", et ni l'un ni l'autre ne l'enthousiasme plus que ça.
"Tordu" passe encore. Personne ne peut dĂ©dier sa vie Ă faire ce qu'ils font et espĂ©rer pouvoir ĂȘtre qualifiĂ© de "normal". La normalitĂ© c'est surfait, et on l'a traitĂ© de mille fois pire que de tordu au fil des annĂ©es. Rien Ă foutre.
"Incestueux", d'un autre cĂŽtĂ©, est nettement plus embĂȘtant. Non seulement d'un point de vue purement social -ni Bruce Wayne ni la JLA n'ont besoin de la mauvaise publicitĂ© accompagnant ce genre de relation avec un fils adoptif ou un ancien sidekick (et c'est sans mĂȘme mentionner l'aspect fort peu hĂ©tĂ©rosexuel de l'affaireâŠ), mais surtout parce que c'est ce que Bruce penserait. En ce qui concerne Dick ce n'est pas un problĂšme, dans son esprit il n'a jamais autorisĂ© Bruce Ă remplacer ses parents. Il est un mentor, oui, un sensei implacable, un maĂźtre-Ă©talon Ă l'aune duquel il se trouve toujours dĂ©ficient, mais pas un pĂšre.
Malheureusement, il semble bien ĂȘtre le seul Ă penser comme ça.
2. Parfois il se demande si Bruce réalise l'ampleur de l'emprise qu'il a sur lui.
Souvent il est certain que oui, c'est tellement évident et tout le monde le sait aprÚs tout, du moins tous ceux qui importent. Bruce ne peut pas ne pas soupçonner. D'autres fois il est contraint de conclure que non, il n'en a finalement pas la moindre idée et qu'il pense réellement que Dick agit uniquement par conviction, pour la Mission.
Pour quelqu'un qui est censĂ© ĂȘtre le meilleur dĂ©tective du monde, Bruce peut avoir de singuliĂšres ĆillĂšres.
Mais il faut dire aussi que Dick fait de son mieux pour Ă©radiquer cette faiblesse particuliĂšre. Ou du moins la dissimuler, parce qu'elle est trop ancienne, trop profondĂ©ment ancrĂ©e pour ĂȘtre simplement dĂ©racinĂ©e.
no subject
Date: 2009-09-20 06:12 pm (UTC)Il serait un bien piĂštre hĂ©ros, si aprĂšs toutes ces annĂ©es il ne savait rĂ©aliser quand on l'observe, mais Bruce ne se dissimule mĂȘme pas vraiment, pas plus qu'il ne prend la peine de nier ou d'avoir l'air dĂ©solĂ© quand de temps Ă autre une vague de rĂ©bellion futile ramĂšne Dick Ă la Cave avec un sac plein des diverses camĂ©ras originalement implantĂ©es dans son appartement. (Il laisse celles d'Oracle. Il n'est pas stupide, les camĂ©ras ont une utilitĂ©. Simplement il prĂ©fĂšrerait que ce ne soient pas celles de Bruce. Et de prĂ©fĂ©rence pas dans sa chambre non plus. Il y a des limites. (Il est certain qu'il n'y a pas de camĂ©ras dans la chambre de Tim, et pas seulement parce que Tim habite encore au manoir.) )
Cela signifie certainement quelque chose, comme tout ce que fait Bruce. Mais cela ne signifie pas que ce dernier soit disposĂ© Ă admettre l'existence du quelque chose en question. Ă vrai dire ce n'est mĂȘme pas suffisant pour en prĂ©sumer la nature. Dick prend probablement ses dĂ©sirs pour des rĂ©alitĂ©s et les regards comme les camĂ©ras ne sont sans doute qu'un mĂ©lange de la paranoĂŻa naturelle de Bruce et de sa maniĂšre Ă©motionnellement retardĂ©e de montrer que Dick est important pour lui, qu'il s'inquiĂšte.
Parfois, il est tentĂ© de ramener un mec Ă l'appart (ce qu'il ne fait normalement jamais, quel que soit le sexe du partenaire il est plutĂŽt "chez toi" que "chez moi"), de ne mĂȘme pas aller jusqu'Ă la chambre, histoire de mettre quelques indiscutables points sur les i. Mais ce serait immature de sa part, et de toute maniĂšre Bruce sait probablement dĂ©jĂ .
Ăa ne l'empĂȘche pas de jouer avec l'idĂ©e, Ă chaque fois qu'il sent le regard de Bruce sur lui, ou qu'il lĂšve le regard de sa tĂ©lĂ© et fixe l'oeil invisible et muet d'une camĂ©ra.
no subject
Date: 2009-09-21 06:39 am (UTC)J'adore !
no subject
Date: 2009-10-18 05:14 pm (UTC)Il a fini par se rĂ©soudre au fait que mĂȘme si la distance aide, a Ă©tĂ© un temps nĂ©cessaire, partir est au final toujours inutile. La seule chose qu'il puisse vraiment faire - la seule chose Ă faire - c'est, aussi clichĂ© que cela puisse paraitre- lutter pour ĂȘtre lui-mĂȘme, trouver sa propre voie, faire ses preuve afin que peut-ĂȘtre aux yeux de Bruce le jeune homme soit remplacĂ© par l'adulte, le sidekick par un Ă©gal digne de son approbation, de son intĂ©rĂȘt.
C'est ce qu'il a fait pendant longtemps, sans vraiment rĂ©aliser qu'une part de lui espĂ©rait toujours que Bruce changerait un jour d'avis par magie, que soudain les Ă©cailles tomberaient de ses yeux et qu'il rĂ©aliserait tout ce que Dick est, tout ce qu'ils pourraient ĂȘtre ensembles.
Mais cela aussi c'est une illusion d'enfant. Il n'est pas la princesse attendant que le preux chevalier noir pose le regard sur elle et tombe Ă©perdument amoureux. Ce n'est pas ce qu'il est, ce n'est pas ce qu'il veut ĂȘtre. Il n'y a rien d'autre Ă attendre de Bruce que ce qu'il donne dĂ©jĂ .
5. Jamais est un bien grand mot, mais en lâoccurrence il est adapté : Dick nâa nullement lâintention de confronter Bruce.
Quoi quâil y ait entre eux, les regards, le dĂ©sir peut-ĂȘtre, la loyautĂ© indĂ©fectible, ce nâest rien face au reste, Ă la chauve-souris dans la tĂȘte de Bruce. L'Ă©quilibre est trop instable, il y a plus en jeu qu'eux deux et Dick n'est pas assez stupide pour croire qu'il peut changer Bruce, qu'il peut combler certaines de ses fissures. Il n'est pas assez stupide pour penser qu'il passerait avant la Mission.
Commencer cette conversation lĂ ne serait que sâexposer Ă un rejet quâen vĂ©ritĂ© il nâest pas sĂ»r de pouvoir supporter. Alors il ne dit rien, il rĂ©pond quand Batman appelle, il se bat Ă ses cĂŽtĂ©s, il tient le rĂŽle du fils obĂ©issant, il essaie dâĂȘtre Ă la hauteur de ce que Bruce demande et non de ce quâil veut.
Ăa ne lâempĂȘche pas de dĂ©sirer.
---
(Mince, je voulais vraiment pas faire de l'UST/angst jusqu'au bout XD... Je crois que je vais devoir écrire une suite happy-ending pour me racheter à mes propres yeux...^^)
no subject
Date: 2009-09-17 04:04 pm (UTC)no subject
Date: 2009-09-17 05:46 pm (UTC)no subject
Date: 2009-09-17 05:52 pm (UTC)no subject
Date: 2009-09-20 06:15 pm (UTC)no subject
Date: 2009-09-20 01:03 pm (UTC)Les dattes sont les premiÚres de la saison, encore un peu dures mais déjà poisseuses et sucrées, délicieuses, et Jehane, assise sur une pierre devant sa tente un peu à l'écart du campement, est en train de se lécher les doigts comme une gamine quand arrive Ammar, suivi de loin par Rodrigo.
Il la salue quand son regard s'arrĂȘte sur les fruits dĂ©posĂ©s devant elle sur un lit de feuilles de palme. Son sourire est immĂ©diat et avant qu'il n'ait le temps de trouver quelque mot bien tournĂ© pour la taquiner, elle Ă©tend la main avec toute la noblesse qu'elle peut rassembler.
"Ammar, vous prendrez bien une datte ?"
Il hĂ©site Ă peine et, avec un nouveau sourire, il s'assied Ă ses cĂŽtĂ©s, enlĂšve ses gants pour pouvoir se servir. Il prend un fruit de deux doigts de la main droite, Ă la maniĂšre des servants d'Achar et mime une expression de dĂ©lice outrageuse en mordant dans la chaire brune de la datte tandis que le Capitaine s'arrĂȘte Ă son tour Ă ses cĂŽtĂ©s.
"Jehane", dĂ©clare Rodrigo," vous ĂȘtes une femme prĂ©cieuse et si vous n'Ă©tiez dĂ©jĂ le mĂ©decin de ma Compagnie, je m'assurerais de vous recruter. OĂč diable avez-vous trouvĂ© des dattes si tĂŽt ?
- Je les ai eus au marchĂ© en Ă©change d'une consultation." Elle surprend son regard et ajoute avec une pointe d'humour : "Asseyez vous donc, Ser Rodrigo, et servez vous. Il y en a plus que le Seigneur Ibn Khairan et moi-mĂȘme ne pourrons en manger...
- Certainement pas ! " proteste Ammar en faisant mine de se resservir. "Il n'y a jamais trop de dattes. Vous avez de la chance que Jehane soit si généreuse Ser Rodrigo, à sa place je n'aurais pas fais preuve de tant de largesse."
Son mouvement est interrompu quand Jehane lui lance un noyau qui rebondit sur sa main.
"Un peu de retenue Ibn Khairan. Ces dattes lĂ sont la part de VĂ©laz. Et si vous les aimez tant, peut-ĂȘtre aurais-je dĂ» en demander un plus grand prixâŠ
- C'est une chance pour nous que vous soyez si généreuse dans ce cas," rit Rodrigo qui s'est assis à leurs cÎtés sur l'herbe en toute simplicité. "Parce qu'avec un tel butin, vous pourriez nous demander absolument n'importe quoi et l'obtenir.
- Ou presque en ce qui vous concerne, Rodrigo, personne n'ignore votre serment à votre femme. Mais moi, Î belle Jehane, je ne suis point retenu par de telles promesses de fidélité. Tout ce que vous demanderez en échange de ces fruits est vÎtre.
- Que d'empressement," murmure Jehane. "Mais si c'est là la seule monnaie d'échange que vous proposez Seigneur Ibn Khairan, je crois que je préfÚre encore vous les donner."
Et alors qu'Ammar a un instant l'air déconfit et que Rodrigo éclate de rire, elle mord dans une datte.
no subject
Date: 2009-09-20 05:54 pm (UTC)no subject
Date: 2009-09-20 10:07 pm (UTC)Et c'est pas pour rĂąler, mais tu me dois toujours un OS (HĂ© c'est quand mĂȘme toi qui les avais demandĂ©s ces prompts! ^ ^)
no subject
Date: 2009-09-20 10:53 pm (UTC)(Si tu dis que c'est tout à fait eux je suis rassurée, je n'étais pas trÚs convaincue...)
no subject
Date: 2009-09-21 06:42 am (UTC)no subject
Date: 2009-09-19 11:24 am (UTC)Hasina
no subject
Date: 2009-10-05 06:11 am (UTC)1. C'est certes un prĂ© requis pour le mĂ©tier qu'ils exercent, mais le Capitaine Kirk semble mettre un point d'honneur particulier Ă aller audacieusement lĂ oĂč nul n'est jamais allĂ© : les Ă©toiles lointaines, bien entendu, les planĂštes inexplorĂ©es. Mais aussi dans le lit de princesses ou prĂȘtresses ou diplomates extraterrestres (ou non), ainsi que dans deux cas, dans celui de crĂ©atures dâapparence avenante mais de sexe indĂ©terminĂ©.âšâšLe fait que dans 34,8% des cas les princesses ou prĂȘtresses ou diplomates ou crĂ©atures de sexe indĂ©terminĂ© en question se rĂ©vĂšlent enclines Ă la trahison et plus gĂ©nĂ©ralement Ă la prise d'otage, au meurtre, Ă l'empoisonnement ou au dĂ©tournement de vaisseau devrait ĂȘtre un frein Ă l'Ă©lan audacieux du Capitaine vers le dĂ©duit.
Ce n'est pourtant pas le cas, ce qui est fort illogique.âš âšSpock rĂ©prouve.
2. Avoir Spock comme second est un peu comme essayer d'apprivoiser un chat sauvage. Un chat qui serait trois fois plus intelligent que lui, qui considĂšrerait la violence envers les souris irrationnelle, qui pourrait le plier en deux d'une seule main s'il le dĂ©sirait et qui, pour une espĂšce sensĂ©ment pacifique, possĂšderait un sens de la rĂ©partie particuliĂšrement vicieux.âšâšJim s'est rarement autant amusĂ©.
3. MalgrĂ© la premiĂšre -voir la seconde- impression qu'il peut laisser, le capitaine est loin d'ĂȘtre stupide. Il a obtenu des scores tout Ă fait impressionnants Ă l'AcadĂ©mie en ne s'impliquant que modĂ©rĂ©ment et c'est un stratĂšge tout Ă fait remarquable -bien que fort peu conventionnel. Lorsqu'un plan sortit de nul part et (pour citer le lieutenant Sulu) « tellement tarĂ© qu'il a une chance de fonctionner » leur sauve la mise, Spock se dit parfois que Sun Zhu et des gĂ©nĂ©rations de gĂ©nies militaires doivent se retourner dans leur tombe.âšLa premiĂšre fois que le capitaine bat le bat aux Ă©checs 3D, il ressent une Ă©trange satisfaction.
4. Quand Spock dĂ©sapprouve une dĂ©cision prise par Jim contre son avis, ou qu'ils viennent tout juste de survivre Ă une situation qui aurait pu ĂȘtre Ă©vitĂ©e ce dernier eut-il « fait preuve d'un peu plus de discernement », Spock se retire dans les silence glacial et rĂ©probateur de la logique bafouĂ©e.âšPlus que tout le reste cela donne Ă Jim l'impression d'avoir Ă©chouĂ©, de redevenir un putain de gamin qui a déçu sa mĂšre. âšĂtant donnĂ© qu'il a cessĂ© de se soucier de ce que quiconque attendait de lui Ă partir de l'Ăąge de douze ans, c'est profondĂ©ment perturbant et tout aussi dĂ©sagrĂ©able.âšâšIl essaie au maximum de ne pas dĂ©cevoir Spock.
5. Jim Kirk est jeune, de mĂȘme que la trĂšs grande majoritĂ© de l'Ă©quipage, et l'un comme l'autre sont parfois cruellement inexpĂ©rimentĂ©s. Spock lui-mĂȘme n'a servit que deux ans avant d'ĂȘtre nommĂ© officier en Second de l'Enterprise. Tout l'entraĂźnement et le talent et le charisme naturel du monde ne suffisent parfois pas. âšLe Capitaine compense ce manque par une absorption mĂ©thodique et dĂ©libĂ©rĂ© de tout ce qu'il y a Ă savoir sur son vaisseau, de l'emplacement de chaque tube Jefferries au moindre rouage en passant par le rĂŽle exact du moindre membre d'Ă©quipage. Il passe des heures et des heures de repos en compagnie des Ă©quipes de maintenance dans les entrailles de l'Enterprise. Il apprend les procĂ©dures officielles tarabiscotĂ©es mais nĂ©anmoins indispensables, les maniĂšres de faire les choses qui ne sont inscrites dans aucun manuel, la gestion de la paperasserie dont il faut connaĂźtre les rouages si l'on veut obtenir le moindre Ă©crou.âšParfois Spock est son professeur, mais parfois tout l'entraĂźnement, le talent, le charisme naturel et mĂȘme l'expĂ©rience du monde ne suffisent pas et alors ils sont tous deux des Ă©lĂšves, ensembles.
no subject
Date: 2009-10-05 09:38 pm (UTC)Le Diagnostique
Date: 2009-10-07 07:49 am (UTC)Le Diagnostique
Un matin, une illumination soudaine tire James du lit.
Il titube jusqu'Ă la salle de bain de sa chambre d'hĂŽtel et met la tĂȘte sous l'eau, mais quand il se regarde finalement dans la glace, visage dĂ©goulinant et cheveux ayant l'air d'avoir Ă©chappĂ© Ă un typhon, la rĂ©vĂ©lation qui cogne aux murs de son esprit est toujours lĂ et n'a pas perdu en vraisemblance.
Il est dans la merde.
Il est trop tard pour se recoucher aussi s'habille-t-il au radar (et enfile une chaussettes rouge avec une verte) avant de s'en aller affronter les embouteillages matinaux qui le sĂ©parent de l'hĂŽpital. Le temps qu'il soit dans l'entrĂ©e de Princeton-Plainsboro avec un gobelet du cafĂ© le plus noir qu'il ait pu trouver Ă la main, il a suffisamment retrouvĂ© son calme pour saluer l'infirmiĂšre en chef avec un compliment presque parfaitement honnĂȘte sur sa nouvelle coupe de cheveux.
Cela fait, il va s'enfermer dans son bureau oĂč il trie des dossiers, reçoit des patients et rĂ©dige des emails d'avis mĂ©dicaux jusqu'Ă midi.
à midi, parce que la meilleure maniÚre de mettre Greg en chasse serait de tenter de l'éviter, il fait comme tous les autres jours et se dirige tranquillement vers la cafette. Clopin-clopant House l'intercepte en chemin, s'arrange pour lui faire payer sa nourriture, puis vole dans son assiette pendant qu'ils mangent. La conversation roule du cuistot de ladite cafette qui mériterait des étoiles négatives au nouveau patient de Greg, qui présente un arc-en-ciel de symptÎmes tous plus bizarres les uns que les autres, en passant par sa nouvelle expérience sociologique sur son équipe (à laquelle James contribue par quelques suggestions particuliÚrement retorses qui les font ricaner pendant cinq minutes dans leurs tiramisus et fondants au chocolat respectifs.) Puis Greg retourne tourmenter ses sous-fifres et James s'achemine vers un rendez-vous épique avec Cuddy pour tenter d'obtenir deux lits de plus pour la section enfant du département d'oncologie.
Le problĂšme, songe-t-il tandis que Lisa tente de le convaincre qu'elle n'a pas le budget pour ouvrir deux places supplĂ©mentaires (alors qu'ils savent tous deux que c'est faux mais qu'elle ne peut pas donner l'impression de cĂ©der trop facilement), c'est que non seulement tous les symptĂŽmes pointent dans la mĂȘme direction, mais ils sont aussi suffisamment nombreux et consistants pour faire oublier dĂ©finitivement tout espoir de bĂ©nignitĂ©.
Le problÚme, songe-t-il aprÚs avoir quitté le bureau directorial, (le débat est ajourné, mais il sait qu'il devrait avoir ses lits d'ici deux mois, trois au pire) c'est que Greg n'a jamais rien dit, alors que sa tendance paranoïaque à voir des symptÎmes dans chaque haussement de sourcils devrait avoir fait de lui le premier au courant.
Cela laisse trois solutions possibles : House sait et il a choisi de se taire (tout à fait possible), il ne sait pas (irréaliste), ou, (fort possible également) la révélation fulgurante de James est infondée et d'une maniÚre ou d'une autre il a mal interprété les symptÎmes.
Pourtant, plus il y pense, plus il est convaincu de ne pas se tromper, son intuition est fondée, il le sait.
Re: Le Diagnostique
Date: 2009-10-07 07:56 am (UTC)AprĂšs une journĂ©e supplĂ©mentaire de ruminations silencieuses (Greg commence Ă lui jeter des regards suspicieux malgrĂ© son application Ă agir normalement), il dĂ©cide que ce qui lui faut est un diagnostique diffĂ©rentiel. Il sait ce que d'ĂȘtre sĂ©duit par l'intuition d'un diagnostique qui semble tout expliquer parfaitement, au point d'en avoir du mal Ă envisager les autres possibilitĂ©s. Il lui faut du recul.
Il exfiltre une feuille de paper-board et un marqueur jusqu'à son hÎtel (manquerait plus que Greg tombe dessus) et scotch le tableau au dos de sa porte. Il trace deux colonnes, une intitulée 'POUR', l'autre 'CONTRE' et se met en devoir de les remplir.
Quand il a fini, la colonne POUR dĂ©borde de symptĂŽmes du genre "sujet A : trois mariages = trois divorces", "lieu de rĂ©sidence du sujet A dĂ©libĂ©rĂ©ment plus proche de celui du sujet B que de son lieu de travail", "personne d'autre ne supporte aussi longtemps le sujet B", ou encore "sujet A Ă une brosse Ă dents, un caleçon et une cravate de rechanges Ă demeure chez le sujet B" (c'est pratique pour les lendemains de cuiteâŠ), voir mĂȘme "sujet B dĂ©sapprouve systĂ©matiquement toutes les liaisons sentimentales du sujet A" et ainsi de suite.
De l'autre cÎté, la colonne CONTRE est presque vide, mais les deux arguments qu'elle contient sont de poids : "sujet B a priori totalement hétérosexuel", et "sujet A exclusivement hétéro".
James passe pensivement contre la barbe naissante de son menton puis s'assoie sur le rebord du lit parfaitement fait et se plonge dans la contemplation songeuse du tableau différentiel en face de lui. Au bout d'une heure d'immobilité totale et d'intense délibération, il se lÚve et échange son costume contre un jean et un vieux T-shirt noir un peu trop serré avant de sortir.
Quand il rentre quatre heures plus tard, le dos du T-shirt est trempé de sueur, ses cheveux sont ébouriffés et il reste un instant appuyé au mur, les yeux fermés, avant de barrer le "exclusivement" de "sujet A exclusivement hétéro" pour le remplacer par "majoritairement" et d'aller prendre une douche.
---
Le tableau reste intouchĂ© une semaine de plus, jusqu'au soir oĂč en rentrant James se rend compte que : a) la clĂ© de sa chambre d'hĂŽtel n'est plus sur son trousseau, b) la porte de ladite chambre est ouverte.
Greg est assis sur le couvre-lit, face à la porte. Sa canne est appuyée contre le matelas, la clé manquante de James est posée à cÎté de sa cuisse et il joue négligemment avec le marqueur du tableau, le fait danser d'un doigt à l'autre avec une nonchalance calculée.
"Ne soit pas timide ! Entre, fait comme chez toi !" s'exclame-t-il lorsque James reste figé dans l'encadrement de la porte avec une expression qui hésite entre la colÚre et l'ahurissement.
à ses paroles James se remet en mouvement, ferme la porte en le foudroyant du regard. Avant qu'il n'ait eu le temps de porter la moindre accusation Greg lui adresse un regard réprobateur.
" La prochaine fois que tu as quelque chose Ă cacher et que tu ne veux pas qu'on passe chez toi alors que c'est le plus prĂšs en sortant du bar, tu ferais bien de trouver autre chose comme argument que "j'ai pas rangĂ©" ", fait-il remarquer avec un air de suffisance d'autant plus insupportable qu'il a parfaitement raison et qu'il aurait du savoir que ce genre d'excuse peu crĂ©dible Ă©quivaut pour Gregory House Ă une invitation en bonne et due forme Ă mettre son nez dans ce qui ne le regarde pas (et aussi qu'il n'aurait pas dĂ» prendre pour argent comptant le fait qu'il ait fait mine d'avaler ladite excuse sans ciller, mĂȘme si, pour sa dĂ©fense il avait un peu trop d'alcool dans le sang pour penser Ă tous les dĂ©tails).
Re: Le Diagnostique
Date: 2009-10-07 07:58 am (UTC)Il pivote sur lui-mĂȘme.
Le tableau est toujours là avec ses deux colonnes et une main autre que la sienne -Greg- a soigneusement raturé "sujet B a priori totalement hétérosexuel" et ajouté en petites lettres tassées en bas de la colonne POUR (il ne reste pas beaucoup de place) "sujet B potentiellement bisexuel".
Son regard va du tableau Ă Greg, au tableau puis de nouveau Ă Greg.
"Vraiment ?" s'entent-il demander.
Ce dernier hausse un sourcil sarcastique et parvient Ă avoir l'air totalement satisfait de lui-mĂȘme et Ă la fois imperceptiblement anxieux.
"Vraiment.
- Oh, c'est juste qu'on se connaĂźt depuis plus de quinze ans et que tu n'as jamais laissĂ© une seule fois sous-entendre que tu Ă©tais autre chose que totalement hĂ©tĂ©ro Greg, pardonne-moi d'ĂȘtre surpris.
- J'aurais pourtant cru que le manque de compagnie fĂ©minine durable et le fait que nous soyons toujours fourrĂ©s ensemble pouvait laisser penser le contraire," raille Gregory. "Et tu n'as jamais laissĂ© entendre que tu Ă©tais autre chose qu'exclusivement hĂ©tĂ©ro toi-mĂȘme, mon cher James. Bien qu'Ă©videmment trois mariages Ă©chouĂ©s d'affilĂ©e et ce goĂ»t tout Ă fait dĂ©plorable pour les chemises roses puissent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des indices⊠Mais lĂ n'est pas le sujet. Quel est ton diagnostique Dr Wilson, maintenant que tu as tous les symptĂŽmes en main ?"
James jette un nouveau coup d'oeil au tableau puis fixe Greg avec méfiance, s'attendant à moitié à un changement total d'attitude et un retour au comportement odieux qui est son mode de fonctionnement par défaut. Mais il ne rencontre que les yeux bleus innocemment écarquillés et les épaules contractées qui indiquent que contrairement aux apparences, le diagnosticien est sur ses gardes. Comme ça ils sont deux.
TrĂšs bien. Il va jouer le jeu jusqu'au bout.
"HĂ© bien, cher Dr House, mĂȘme le facteur sexuel mis Ă part, le diagnostique me semble Ă©vident : si les symptĂŽmes ne mentent pas, nous pourrions tout aussi bien ĂȘtre ensembles."
Greg renifle et avale un cachet de Vicodin avant de remettre le flacon orange dans la poche de son jean.
"Les symptĂŽmes ne mentent jamais. Ce sont les gens qui mentent. Tu devrais le savoir depuis le temps."
James essuie ses mains soudainement pleines de sueur sur son pantalon. Il voit ce qu'offre Greg, et aussi ce qu'il ne dit pas.
"Bien sûr que je sais quand tu mens. Pourquoi n'en as-tu jamais parlé ?"
Greg hésite et là , oui, une ouverture.
"Tu es le seul à me supporter. Je n'étais pas sûr.
- Et maintenant tu l'es ?
Le sourire suffisant est de retour.
- C'est toi qui a fait le diagnostique, Ă toi de me le dire.
- Oh non Greg, tu ne m'auras pas. Si tu veux quelque chose, dis le. C'est toi l'expert diagnosticien de renom aprĂšs tout, je ne suis qu'un humble oncologue. Fais- moi donc part de tes lumiĂšres, Dr House.
La voix de Greg est détachée, empreinte d'une inflexion froide et cynique tandis qu'il récite.
- Le diagnostique est bon. Il est possible que le sujet B se sente en position de danger émotionnel et qu'il tente d'assurer sa maßtrise de la situation en mettant le sujet A en position de demandeur, et non le contraire. Voilà , content ?"
James secoue la tĂȘte et pour la milliĂšme fois depuis qu'il s'est rĂ©veillĂ© avec cette rĂ©vĂ©lation stupide, il murmure :
- Je dois ĂȘtre masochiste.
- Ou sadique. AprÚs tout c'est toi le vampire émotionnel de cette relation, celui qui a désespérément besoin qu'on ait besoin de lui, fait remarquer Greg d'un ton acide.
- Je dois ĂȘtre masochiste, rĂ©pĂšte-t-il. Mais qui suis-je pour faire mentir le diagnostique ?"
Et il se penche pour embrasser Gregory House.
no subject
Date: 2009-10-18 10:55 pm (UTC)Des problĂšmes potentiels de l'ornithologie
Date: 2009-10-21 01:02 pm (UTC)Ils sont humains, simplement humains, il le sait ! Mais ça n'en rend pas moins les Bats dix fois plus terrifiant que n'importe quel méchant.
C'est cette manière qu’a Batman de rôder dans les ombres même quand il n'y a pas d'ombres et de surgir brusquement derrière vous, c'est la Voix... Même Nightwing qui est sinon plutôt cool peut être vraiment flippant quand il s'y met. Et c'est sans parler d’Oracle ou pire, de Batgirl, qui est totalement capable de tuer un type juste avec son petit doigt.
Kon est dans la merde. Mais qu’est-ce qui lui a pris de vouloir sortir avec Robin ?
---
Devenir plus que coéquipiers plairait bien à Conner.
Sous ses dehors de parfait petit rouge-gorge aussi génial que létal avec un balai dans le cul, Tim a un sens de l’humour pince-sans rire et occasionnellement vicieux, un – rare – sourire à chavirer les cœurs. Même sa tendance à la paranoïa (certes généralement justifiée), la cape de secrets et de retenue qu’il drape autour de lui et le fait que Batman soit son mentor ne parviennent pas à le détourner de l’idée.
Cela dit la perspective de la torture à la Kryptonite et/ou de la réaction de Tim y parviennent avec une efficacité remarquable.
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« Quand je pense que je t'ai éduqué...
- Tu ne m'a pas vraiment éduqué Dick.
- Oui mais quand même, j'ai une responsabilité morale. C'est sûrement de ma faute si mon petit Robin se met à fantasmer sur un Supes !"
Tim lui jette un regard indéchiffrable qui signifie qu'il n'est pas totalement certain que Dick plaisante et ce dernier tente de lui ébouriffer les cheveux en guise de diversion.
« Tu sais Tim, il va falloir que Conner et moi ayons une petite discussion en privé.
- Quoi ? Dick, je t’interdis d’essayer de terroriser mon potentiel futur petit copain ! »
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TBC (maybe)
(Tim je crois que je maitrise, mais en fait Kon je ne le connais quasiment que via des fanfics... Bon en attendant voilà déjà ça (j'ai lùchement profité de l'arbre à drabble) )
Re: Des problĂšmes potentiels de l'ornithologie
Date: 2009-10-21 09:14 pm (UTC)- Oui mais quand mĂȘme, j'ai une responsabilitĂ© morale. C'est sĂ»rement de ma faute si mon petit Robin se met Ă fantasmer sur un Supes !"
Tim lui jette un regard indéchiffrable qui signifie qu'il n'est pas totalement certain que Dick plaisante et ce dernier tente de lui ébouriffer les cheveux en guise de diversion.
XDDDDDDDDDDDDDDDDDD
Merciiiii ! en espérant que tu continues :D
(et je crois que vraiment, pour Kon, y'a qu'une chose Ă savoir : "Best Boyfriend Ever" ;p)
Fallait pas rappeler ce mĂȘme, tu es la seule coupable..**mauvaise foi du pissenlit**
Date: 2009-11-13 11:45 am (UTC)ça se voit que je relis Good omens?Re: Fallait pas rappeler ce mĂȘme, tu es la seule coupable..**mauvaise foi du pissenlit**
Date: 2009-11-13 12:25 pm (UTC)Possible ? Probablement. Faisable par moi ? Ca reste Ă voir. ^^
Je vais y réfléchir.
Mais en attendant leur chanson pourrait ĂȘtre http://www.deezer.com/listen-2279595 ... Ou du moins totalement celle de Pollution, je ne sais pas trop ce qu'en penserait Famine.
Re: Fallait pas rappeler ce mĂȘme, tu es la seule coupable..**mauvaise foi du pissenlit**
Date: 2009-11-13 08:55 pm (UTC)Re: Fallait pas rappeler ce mĂȘme, tu es la seule coupable..**mauvaise foi du pissenlit**
Date: 2009-11-13 11:33 pm (UTC)---
La dĂ©charge est Ă ciel ouvert, immense, s'Ă©tendant Ă perte de vue comme une parodie obscĂšne de montagne avec ses contreforts, ses rifts et ses vallĂ©es. Un jus noir et puant suinte, imbibe ce qui ne peut dĂ©cemment pas ĂȘtre qualifiĂ© de terre. Mouettes et charognards criaillent et se battent dans l'air vibrant au-dessus du monceau vertigineux d'immondices qui dĂ©gorge en toutes directions ses carcasses d'ordures mutilĂ©es et ses rats de fange, minces silhouettes d'enfants Ă demi nus au ventre gonflĂ© qui fouillent les dĂ©tritus Ă la recherche de fragments rĂ©cupĂ©rables.
Famine se tient avec Pollution, prĂšs d'un repli de terrain formĂ© de strates de restes enchevĂȘtrĂ©s de voitures et veinĂ© de sacs poubelle noirs Ă©ventrĂ©s qui vomissent leur contenu fĂ©tide et purulant. Il observe avec dĂ©sintĂ©rĂȘt une jeune fille noire famĂ©lique rĂ©pondre aux avances d'un garçon. L'un comme l'autre sont squelettiques et dĂ©goutants, mais cela se semble pourtant pas les arrĂȘter.
L'oeil chassieux et le cheveu gras, Pollution est quand Ă lui concentrĂ© sur un baril rendu rouge par la rouille et dont le revĂȘtement fini de peler en plaques lĂ©preuses. Il exsude un liquide nausĂ©abond qui glougloute et mousse au contact de l'air, non loin du couple d'humains enlacĂ©s. Pollution fini par se dĂ©tourner de l'objet de sa contemplation et adresse un demi-sourire de connivence Ă son compagnon. Il tend sa main humide, comme pour pour la poser sur l'Ă©paule de Sable, mais ce dernier intercepte le geste avant qu'il ne puisse toucher la veste impeccable.
Le poignet est maigre et osseux, suffisamment pour que Famine puisse l'enserrer du pouce et de l'index joint. Avec précaution il fait pivoter la main vers le haut, suit de deux doigts les tendons saillants sur l'intérieur du poignet, lÚve celui-ci jusqu'à sa bouche.
Dans la fange mĂȘlĂ©e de plastique, au coeur de la dĂ©charge, les humains dĂ©charnĂ©s s'accouplent.
Re: Fallait pas rappeler ce mĂȘme, tu es la seule coupable..**mauvaise foi du pissenlit**
Date: 2009-11-16 03:33 pm (UTC)Merci tout plein